L’utilisation du facteur de Carnot comme caractérisant le "rendement" d’une machine peut conduire à une mauvaise interprétation.
Cela suppose de considérer la chaleur échangée avec la source froide comme étant perdue.
Cela peut paraître de bon sens, pour un calcul écomomique quoique....
Mais du point de vue thermodynamique cela n’a pas beaucoup de sens.
Le "véritable" rendement thermodynamique n’est il pas de considérer les pertes par frottement, dissipation etc..
Cela revient à considérer comme pertes les pertes par irréversibilité.
C’est donc la prise en compte des principes 1 et 2 de la thermodynamique et d’avoir non pas une approche uniquement quantitative mais aussi qualitative.
C’est GeorgesGouy qui en 1889 a défini la notion d’énergie utilisable re-baptisée depuis exergie.
Le rendement exergétique d’une machine peut être déterminé sur un diagramme TS comme le rapport entre la surface du cycle réel à la surface du cycle de Carnot fonctionnant ausx mêmes températures de souces chaudes et froides.
Le cycle de Carnot a donc un rendement exergétique de 100% et ce quels que soient les niveaux de températures des sources.

